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Mettre en place Anaplan

Comment réaliser une bonne implémentation, notre retour d'expérience

 

Choisir Anaplan est souvent une très bonne décision. Puissant, flexible, orienté performance et scénarios, l’outil coche toutes les cases sur le papier. Et pourtant, sur le terrain, le constat revient souvent quelques mois après le go-live : « L’outil est là… mais on n’a pas gagné en vitesse, ni en clarté. »

Dans l’immense majorité des cas, le problème n’est pas Anaplan. Il se situe dans la manière dont le projet a été cadré, gouverné et exécuté.

Voici les 7 pièges les plus fréquents que nous observons sur les projets Anaplan — et comment les éviter.

1. Démarrer par la modélisation… avant le besoin métier :

Anaplan permet de tout modéliser. Justement : tout modéliser trop vite est le meilleur moyen de créer un monstre. Sans priorisation claire des usages (budget, forecast, scénarios, pilotage…), le modèle devient :

  • complexe

  • lent

  • difficile à maintenir

Bonne pratique : partir des décisions à soutenir, pas des capacités de l’outil. Le modèle vient ensuite.

2. Confondre rapidité d’implémentation et création de valeur :

Un projet livré en 8 à 12 semaines peut être techniquement réussi… et pourtant inutilisable s’il :

  • ne colle pas aux cycles réels de l’entreprise

  • ne reflète pas les arbitrages managériaux

  • n’est pas compris par les utilisateurs

La vitesse n’est un avantage que si elle sert la décision.

3. Sous-estimer la gouvernance du modèle :

Qui peut modifier quoi ? Qui valide les hypothèses ? Qui garantit la cohérence des versions ?

Sans règles claires :

  • la confiance s’érode

  • les fichiers Excel parallèles réapparaissent

  • Anaplan devient un simple outil de calcul

La gouvernance n’est pas un sujet “après”, c’est un pré-requis de crédibilité.

4. Penser “outil” avant “processus” :

Anaplan amplifie ce qui existe déjà. Un mauvais processus devient un mauvais processus… plus rapide. Avant toute configuration, il est indispensable de :

  • clarifier les rôles

  • formaliser et simplifier les processus

  • sécuriser les flux de données

  • aligner finance, contrôle de gestion et métiers

 

5. La donnée n’est pas un sujet technique, c’est un risque business :

Ne pas cadrer la donnée dès le démarrage ne crée pas seulement un risque IT. Cela crée un risque direct sur la capacité à décider… et sur le planning. Dans les projets performants, le premier chantier n’est pas la modélisation, mais la cartographie des flux de données :

  • sources actuelles et cibles

  • fréquence de mise à jour

  • dépendances entre flux

  • responsabilités par source

Ce travail doit être mené dès la phase de cadrage, avec les équipes métier et IT.

Dans un un projet récent, les équipes métier devaient démarrer les UAT sous une semaine. Le modèle était prêt. Les écrans étaient validés. Mais aucune donnée exploitable n’était disponible, résultat :

  • tests bloqués

  • frustration des utilisateurs

  • pression forte sur le planning

Une solution transitoire a permis de sécuriser les UAT, en parallèle d’un travail correctif sur les flux définitifs. Le projet a continué — au prix d’un effort qui aurait pu être évité.

6. Ne pas penser l’adoption utilisateur dès le démarrage :

Avoir des données fiables est indispensable. Mais cela ne garantit pas l’usage. L’adoption ne se joue pas au go-live : elle se construit dès le cadrage.

Concrètement, cela implique de :

  • partir des décisions réelles à prendre, pas des fonctionnalités

  • concevoir des écrans simples et actionnables

  • limiter volontairement le périmètre initial

Sur plusieurs projets, nous avons constaté que :

  • des écrans pourtant “bien conçus” n’étaient jamais utilisés

  • des besoins simples, exprimés trop tard, généraient des contournements

À l’inverse, lorsque les utilisateurs sont impliqués très tôt :

  • la compréhension est meilleure

  • les tests sont plus efficaces

  • l’adoption post go-live est nettement plus rapide

Un projet Anaplan réussi n’est pas celui qui couvre le plus de fonctionnalités. C’est celui que les utilisateurs utilisent sans y penser.

7. Négliger l’après go-live :

Le vrai ROI d’Anaplan commence après la mise en production :

  • adoption réelle

  • capacité à faire évoluer le modèle

  • montée en autonomie des équipes

Sans plan post-projet, l’outil se fige… et la valeur aussi.